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16/05/2005 |
------------------------------------------- @ La rumeur, plus vieux média du monde ? Il semble que, on dit que, je crois que... Des femmes sont enlevées dans des cabines d'essayage... Transmettez ce message et vous gagnerez dix bouteilles de champagne... Les premières études sur la rumeur ont commencé pendant la seconde guerre mondiale. Mais la rumeur était colportée bien avant. Il faut quand même souligner que grâce au courrier électronique, elle connaît une nouvelle vie. Avant de parler du marketing viral dans une prochaine Gazette, il nous a semblé utile de se pencher sur le phénomène de la rumeur. P. Froissart la défint comme "un phénomène éphémère, cyclique et conjoncturel de diffusion dans le socius d'un message à prétention d'actualité". La rumeur est souvent dépeinte comme une entité insaisissable et effrayante. A cause de ses effets destructeurs et de sa rapidité de diffusion, elle échappe à tout contrôle. Pour Edgard Morin, une rumeur se développe à partir de mythes ancrés dans la société et souvent en fonction d'une peur de l'autre. La rumeur est un acte collectif. C'est le groupe qui la fait naître et évoluer. Le groupe comblera les trous laissés par les pièces manquantes en faisant appel à son imaginaire et à son inconscient. C'est la base de l'effet "boule-de-neige". Chacun apporte sa propre contribution à la thèse de la rumeur. La rumeur fait dans le sensationnel, elle a des relents sexualisés et de transgression. Ce sont des paroles qui visent un autre, qui tissent des légendes, qui semblent dévoiler des secrets. La rumeur est attribuée à une source précise, l'ami d'un ami, ou une institution, ce qui accrédite l'information et affaiblit les possibles résistances. "Dans un monde où l'information est une arme et où elle constitue même le code de la vie, la rumeur agit comme un virus, le pire de tous car il détruit les défenses immunitaires de sa victime", Jacques Attali Internet qui permet de toucher un grand nombre de personnes simultanément et sous une forme identique, devient une source importante de propagation des rumeurs. Fausses alertes aux virus, pétitions en faveur de causes bidon, fausses chaînes, ... Les rumeurs "électroniques" se propagent sans déformation du message initial, contrairement aux rumeurs "traditionnelles". Le message peut même contenir des photos truquées, présentées et perçues comme des preuves des informations. Mais, la diffusion de ces rumeurs "électroniques" peut avoir de lourdes conséquences : encombrement du réseau, chute du cours de bourse, dégradation de l'image de marque, ... Des sites se sont spécialisés dans la vérification de l'information. Le plus connu du côté francophone est www.hoaxbuster.com. Une petite visite sur ce site permet de tordre le cou à pas mal de messages de (soi-disant) haute importance ! Le marketing viral, lui, cherche à exploiter le phénomène du "bouche-à-oreille" pour promouvoir une marque ou une offre commerciale. Cela fera l'objet d'un article dans la prochaine Gazette. ------------------------------------------- Faites-nous parvenir vos commentaires ou vos souhaits, vos idées ou vos articles ou l'adresse de votre site, c'est avec plaisir que nous en ferons l'écho dans nos prochaines éditions. ------------------------------------------- Les numéros précédents de la newsletter sont indexés sur la page "Bibliothèque" de notre site à cette adresse http://www.placestephaniebocca.be/biblio.htm. ------------------------------------------- Pour s'abonner, envoyez un e-mail à mailto:info@placestephaniebocca.be avec comme sujet "abonnement gazette". Pour se désabonner, envoyez un e-mail à mailto:info@placestephaniebocca.be avec comme sujet "désabonnement gazette". © 2005 Stephanie Bocca |